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Catégorie : En français

Insight #122

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René MAGRITTE – Les barricades mystérieuses, 1960 – Gouache sur papier, 19 x 25 cm

 

“C’était la possibilité de l’obscurité qui rendait la journée si lumineuse.”

“It was the possibility of darkness that made the day seem so bright.”

― Stephen King

 

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Insight #121

Diane ARBUS – Identical twins, Roselle, N.J. 1966 – Photographie, impression argentique, 35.6 × 27.9 cm

 

“A picture is a secret about a secret, the more it tells you the less you know.”

“Une image est un secret à propos d’un secret, plus elle vous en dit, moins vous en savez.”

― Diane Arbus

 

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Insight #120

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Marc QUINN – (Red) Eclipse, 2018 – Huile sur toile, diamètre : 199 cm

 

“Bien sûr qu’il y a des mondes. Des millions de mondes ! Chaque étoile que vous voyez a ses propres mondes, et la plupart d’entre eux vous sont invisibles.”

“Of course there are worlds. Millions of them! Every star you see has worlds, and most of those you don’t see.”

― Isaac Assimov

 

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Insight #119

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Victor BRAUNER – Métamorphisme, 1961 – Huile sur toile, 97 x 130 cm

 

“L’amitié améliore le bonheur et estompe la misère, en doublant notre joie et en divisant notre chagrin.”

“Friendship improves happiness, and abates misery, by doubling our joys, and dividing our grief.”

― Cicéron 

 

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Quel métier vous correspond ?

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Leonora CARRINGTON – Opus Siniestrus-Tola, 1973 – Encre, détrempe et crayon sur papier, 56,5 x 75,6 cm

[For the English version of this article, click here.]

Le modèle RIASEC se réfère à une théorie des carrières et choix professionnels développée par le psychologue américain John L. Holland (1919-2008).

Basé sur les types de personnalité – ou types psychologiques – elle part du principe que si nous sommes conscients de notre type de personnalité, alors nous pouvons choisir une profession qui nous correspond et dans laquelle nous pourrons nous épanouir. Cette approche est donc pertinente dans le cadre d’un choix de carrière ou lors d’une réorientation professionnelle.

Six types de personnalité en contexte professionnel sont identifiés, types dont la première lettre constitue l’acronyme RIASEC.

  1. Réaliste : Besoin d’être impliqué physiquement dans ce qu’il fait. Pragmatique, le type Réaliste peut relever des défis avec adresse et ingéniosité.
  2. Investigateur : Habité par une soif de connaissances et de savoir, animé par des valeurs intellectuelles, il vise l’excellence.
  3. Artistique : Souhaite exprimer ses émotions ou pensées à travers des formes d’art. Rêveur, imaginatif, intuitif, fuyant la routine.
  4. Social : Attiré par les activités favorisant le contact avec les autres, particulièrement dans le but de les aider, motivé par le respect des autres et le dévouement.
  5. Entreprenant : Aime avoir des responsabilités, surmonter des défis dans l’espoir de se hisser au sommet. Ambitieux et habile en société.
  6. Conventionnel : Désire respecter les normes, consignes et règles. Discret, à l’écoute, à la recherche de la sécurité.

Un modèle à 6 types autorise donc 720 combinaisons mais la plupart des tests permettent de mettre en évidence les trois axes-clés principaux qui, ordonnés par importance décroissante, sont alors associés des métiers.

Quelques liens pour passer le test en ligne (et pour le dossier technique du test, cliquer ici) : 

…et pour explorer une liste de métier selon le profil RIASEC :

Alors, quel métier vous correspond le mieux ?

 

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Insight #118

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Tête de Bodhisattva en schiste gris Gandhâra – IIème-IIIème siècle, 27,9 cm

 

“S’il existe une solution, alors à quoi sert la frustration ? S’il n’y a guère de solution, alors à quoi sert la frustration ?”

“If there is a remedy, then what is the use of frustration? If there is no remedy, then what is the use of frustration?”

Śāntideva, The Way of the Bodhisattva: A Translation of the Bodhicharyavatara

 

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Pourquoi l’isolement est l’ennemi de la créativité

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Jacopo da PONTORMO – Deposizione, 1526-28 – Tempera sur toile, 313 x 192 cm

 

Voici la traduction d’un article de l’écrivain et consultant Eliot Peper, paru en anglais :

« En 1545, Jacopo da Pontormo reçut une commande importante du duc Cosme Ier de Médicis pour peindre la chapelle principale de l’église de San Lorenzo à Florence. Contemporain de maîtres comme Michel-Ange, Pontormo était un artiste distingué mais vieillissant, désireux de préserver son héritage.

Pontormo savait qu’il devait faire de ces fresques le couronnement de sa carrière. Alors il scella toute la chapelle. Il construisit des murs, érigea des cloisons et accrocha des stores afin que personne ne puisse voler ses idées ou jeter un coup d’œil en douce. Ne faisant confiance à personne, il chassa la jeunesse locale et garda le minimum de contacts avec ses concitoyens. Il passa onze ans caché, à peindre le Christ au Jour du Jugement dernier, l’arche de Noé et la Création elle-même.

Pontormo mourut avant que son travail dans la chapelle ne soit terminé, et rien de tout cela ne survit. Cependant, le légendaire écrivain de la Renaissance Vasari visita le site peu après la mort du peintre. Il a fait état d’une composition confuse et d’un manque d’alignement troublant, des scènes qui s’entrechoquaient dans tous les sens du terme. Robert Greene écrit : « Ces fresques étaient des équivalents visuels des effets de l’isolement sur l’esprit humain : une perte de proportion, une obsession du détail combinée à une incapacité de voir l’image dans son ensemble ».

Le leadership peut être tout aussi isolant. Pontoromo a laissé les conséquences de la solitude qu’il s’est imposée miner son héritage, et si les dirigeants d’aujourd’hui ne sont pas conscients, ils peuvent se retirer d’une manière tout aussi destructrice.

Personne dans l’orbite d’un leader n’est neutre. Les membres du conseil d’administration sont d’abord des actionnaires et ensuite des mentors. Les subordonnés directs ont leurs propres équipes dont ils doivent s’occuper. Les employés dépendent des dirigeants pour leur travail, les investisseurs exigent qu’ils franchissent des étapes importantes et les clients en ont besoin pour résoudre leurs problèmes. Même les amis et la famille ont du mal à comprendre le fardeau d’un travail qu’ils n’ont jamais eu eux-mêmes.

Il est trop facile pour les dirigeants d’ériger des murs métaphoriques aussi impénétrables que la chapelle de Pontormo et, une fois construits, ces murs commencent inévitablement à se fermer. Les entrepreneurs et les cadres connaissent ce sentiment : allongés éveillés la nuit, les soucis leur trottent dans la tête. Séparer l’attention sur des questions liées au travail tout en parlant à des amis. Brûler la bougie par les deux bouts, même s’ils savent que l’épuisement est un handicap, puis réagir avec colère à des situations difficiles lorsque leur équipe a besoin d’une personne posée. Ils se poussent constamment à s’améliorer et à être plus dévoués. C’est une oppression dans la poitrine, aggravée par le fait qu’ils ne veulent pas admettre – même à eux-mêmes – qu’ils font partie du problème. Ils se disent que c’est normal. C’est le boulot. Il suffit de passer le courant.

L’ultime défaite de Pontormo n’est pas la chapelle qu’il a murée. Ce sont les ruminations destructrices auxquelles il ne pouvait échapper. Son isolement a faussé sa perception de la situation dans son ensemble. Dans son cas, ce tableau était une peinture littérale. Pour les dirigeants d’aujourd’hui, c’est la conscience de soi et la clarté – des compétences qu’ils doivent maîtriser pour demeurer une source d’inspiration, d’orientation et de vision pour leurs équipes. Comprendre les conséquences de l’isolement est la première étape pour les surmonter.

Il n’existe pas de solution universelle. Mais une fois que nous reconnaissons que nous sommes les histoires que nous nous racontons, nous réalisons que nous pouvons réécrire le scénario. Lorsque le découragement menace, Brad Feld, un éminent spécialiste du capital-risque, suit un ensemble de règles de base communes avec son épouse, y compris la suppression du temps d’écran les week-ends et le fait de passer ensemble une semaine par trimestre hors réseau. Matt Blumberg, PDG de Return Path, a investi des années dans le développement d’une culture d’entreprise qui encourage ses employés à communiquer ouvertement et honnêtement entre eux. Après avoir subi la défaite écrasante d’un démarrage raté, David Mandell s’est remis de la dépression en acceptant de conseiller un entrepreneur en herbe qui avait besoin de son aide. Minnie Ingersoll, cofondatrice de Shift et directrice de l’exploitation actuelle de Code for America, s’est rendu compte qu’elle devait être plus ouverte sur les obstacles psychologiques auxquels elle faisait face et cesser de s’inquiéter de ce que les autres pensaient.

Chacun de nous peint sa propre chapelle. Imaginez ce que Pontormo aurait pu accomplir, ce qu’il serait devenu et les millions de personnes qu’il aurait pu inspirer s’il avait ouvert les portes. Il aurait pu cultiver les relations humaines au lieu de les tailler. Il aurait pu demander de l’aide. Il aurait pu prendre soin de lui de la façon la plus efficace : prendre soin des autres. L’héritage le plus durable de Pontormo est peut-être l’histoire de sa disgrâce. Les dirigeants doivent tenir compte de son avertissement : ne peins pas dans un coin. Les murs que nous construisons autour de nous sont des prisons, pas des fortifications. La vulnérabilité est une source de force. Nous gagnons la confiance des autres en leur accordant notre confiance. »

 

Source: hbr.org

 

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Insight #117

Pascale Marthine Thayou, insight, coaching, joie, joy
Pascale Marthine THAYOU – Cameroonian Charcoal U, 2013 – Mixed media sur bois, 133 x 255 cm

 

“Il n’y a pas un seul brin d’herbe, il n’y a pas de couleur dans ce monde qui ne soit destinée à nous faire nous réjouir.”

“There is not one blade of grass, there is no colour in this world that is not intended to make us rejoice.”

― John Calvin

 

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Insight #116

insight, coaching, brussels, courage
Léon SPILLIAERT – Lady on a sofa, 1922 – Encre, aquarelle et crayon sur papier, 61,2 x 64,5 cm

 

“Etre profondément aimé par quelqu’un vous donne de la force, alors qu’aimer quelqu’un profondément vous donne du courage.”

“Being deeply loved by someone gives you strength, while loving someone deeply gives you courage.”

Lao Tseu

 

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