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Étiquette : équilibre

Insight #108

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Vladimir VELICKOVIC – Homme qui saute, 1974 – Huile sur toile, 195 x 365 cm

 

“Le degré de lenteur est directement proportionnel à l’intensité de la mémoire, le degré de la vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l’oubli.”

“The degree of slowness is directionally proportional to the intensity of memory. The degree of speed is directionally proportional to the intensity of forgetting.”

Milan Kundera

 

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Pre-Crastination or Hastening Subgoal Completion

Roy LIECHTENSTEIN - In the Car, art, insight, coaching
Roy LIECHTENSTEIN – In the Car, 1963 – Huile et magna sur toile, 172 cm × 203.5 cm

 

Getting tasks done. Fast, quickly, even if this this not mandatory such as answering emails the second they land in your inbox without taking time to put things into perspective, or paying bills when they arrive… without checking them. In one word: pre-crastination.

This tendency to delay initiating or completing tasks involves both practical and psychological implications like multitasking, unfinishing tasks, stress, tiredness and even the feeling to be ineffective. Mirroring pro-crastination, it is a reaction towards something that we dislike, something potentially generating anxiety. With a significant difference though: in a working environment it is commonly endorsed by hierarchy, which makes its negative consequences less visible.

For some it is the symptom of our harried lives, for others it simply is the search for efficacy.

For psychologists it is related with « Please Others » one of the five drivers originally identified in the field of Transactional Analysis by Taibi Kahler, inducing a confusion between the speed of execution and the quality of the output.

And what is researchers point of view? A study carried out in 2014 by David A. Rosenbaum ascribe pre-crastination to the desire to reduce working memory loads. A study from 2015 by Edward A. Wasserman shows pre-crastination in animals meaning that this behaviour would not be a kind of ‘human pathology’.

Let’s keep in mind that pre-crastination and pro-crastination are not exclusive. Indeed, a same individual can show one or both behavioural attitudes to varying degrees, with more or less control. And remedial action, deep reflection or simply awareness are the routes to follow as from the moment when anxiety, loss of balance or discomfort are felt.

By the way, do you pre-crastinate?

 

Sources: Psychological Science, Psychoomic Bulletin & Review, Scientific American

 

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Le salaire oui… mais pas seulement

Velickovic-Montee
Vladimir VELICKOVIC – Montée / Descente, 1990 – Acrylique et collage – 40 x 28.5 cm

 

Il n’y a pas que le salaire qui motive. C’est ce que démontre une récente étude menée par Kelton pour Cornerstone auprès de 2.000 Américains et 546 DRH de moyennes et grandes entreprises.

Quelques insights parmi d’autres :

  • 89% envisageraient un changement professionnel latéral sans incentive salarial, un taux montant à 94% chez les Millenials. Leur principal critère : davantage de satisfaction personnelle.
  • 77% souhaiteraient une relocalisation et 61% d’entre eux seraient même prêts à quelques sacrifices pour une opportunité de travailler à l’étranger, y compris travailler une demi-heure de plus chaque jour.
  • Seuls 4% des personnes interviewées restent chez leur employeurs en raison de leur salaire ou d’autres avantages et compensations… contre 19% pour l’équilibre vie privée-vie professionnelle qu’ils y trouvent ou tout simplement une évolution de carrière satisfaisante.

Parallèlement, dans une étude menée par LinkedIn, si 50% des personnes ayant rejoint une entreprise de moins de 500 personnes l’ont fait pour le salaire qu’elles ont pu y obtenir, l’impact de la fonction, l’adhésion à la culture de l’entreprise et la vision de celle-ci eurent tout autant d’importance dans leur choix.

 

Sources: Cornerstoneondemand.com, business.LinkedIn.com

 

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Gérez-vous votre énergie comme vous gérez vos finances?

énergie

 

Je suis parfois étonné de voir des amis, clients ou confrères dépenser une énergie folle en colère, rancune, lamentations et éternels griefs alors qu’ils ne trouvent ou ne retrouvent pas l’énergie nécessaire pour aller de l’avant, s’émerveiller ou tout simplement se retrouver.

Bien entendu, faire un peu de BMW (bitching-moaning-whining autrement dit médisances-gémissements-pleurnicheries) fait du bien, permet de relâcher la pression et de se vider des tensions parasites.  Cependant, lorsque ceci devient une attitude, voire un modus vivendi, c’en devient aussi une source de tensions en soi.  Cette forme d’anti-énergie annihile ce qui est la véritable énergie en un cercle particulièrement vicieux dont il n’est pas toujours facile de sortir.

Une fois de plus, il s’agit d’une question d’équilibre et d’économie saine de nos ressources.  En d’autres termes et pour utiliser une analogie simple, gérez-vous votre énergie comme vous gérez vos finances sachant que les flux entrants et sortant ne sont pas toujours sous votre contrôle? L’énergie que vous trouvez, recevez, donnez, dépensez et investissez n’est pas sans fin et mérite sans doute plus d’attention qu’il n’y paraît, en particulier avant qu’elle vous fasse défaut.

Peter Bregman parle quant à lui de stratégie et propose cinq solutions pour une gestion adéquate de notre énergie:

  1. Observez – Où dépensez-vous notre énergie, où y a-t-il des fuites, où vous perdez-vous, où vous épuisez-vous? Prendre du recul, s’auto-observer est la première étape pour changer vos habitudes. Ceci peut se faire en temps réel (observez, écoutez votre corps) où rétrospectivement.
  2. Sachez ce qui compte réellement – Qu’est-ce qui vous procure joie et épanouissement, qu’est-ce qui vous dynamise, qu’est-ce qui vous aligne avec votre raison d’être? Identifier ces sources, c’est savoir où il est judicieux d’investir. 
  3. Planifiez vos investissements – Dès le moment où vous savez où il vous est possible de vous ressourcer, de grandir, de vous épanouir, adaptez votre agenda en fonction.  Réservez du temps à ces activités (ou à ces personnes) afin qu’elles envahissent et chassent celles qui vous épuisent.
  4. Surtout, fuyez ce qui vous perd – Il est plus facile de ne pas commencer une activité que d’y échapper une fois commencée.  Il est plus profitable (et aisé) d’éviter certaines personnes que de quitter leur conversation. Alors, nettoyez les joints avant que ceux-ci ne lâchent, c’est la meilleure façon d’éviter une inondation.
  5. Finalement, ne songez pas trop à ceci – une course perpétuelle à l’optimisation peut en soi devenir épuisante et contre-productive.  Progresser pas à pas est motivant et plus judicieux que de s’évertuer à toucher la perfection, cette perfection qui, de toute façon, n’existe pas!

 

Source: hbr.org

 

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Home working et efficacité

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Voici six astuces pour garantir votre efficacité dans le confort du home working (ou télétravail) :

  1. Habillez-vous – Cela pourrait paraître évident mais la tentation de travailler tout en restant en pyjama est grande… et ne prédispose pas au travail, à tout le moins d’un point-de-vue mental.
  2. Définissez votre horaire, quel qu’il soit – Le fait de délimiter des barrières temporelles durant lesquelles vous vous consacrerez à votre activité professionnelle et de vous y tenir en veillant à votre productivité contribuera à votre efficacité.
  3. Soyez discipliné – Définissez le cadre de vos activités ainsi que vos objectifs mais, surtout, tenez-vous y.  Travailler seul à domicile implique l’absence de garde-fou avec toutes les conséquences négatives pouvant y être associées.  De la liberté à la perte de soi, il n’y a qu’un pas facilement franchis.
  4. Exploitez la technologie – Veillez à disposer de toutes les ressources dont vous disposeriez dans un bureau traditionnel, de l’imprimante aux différents outils de communication afin de pouvoir vous adapter aux besoins de vos clients.
  5. Créez votre espace de travail – Si travailler toute la journée au lit peut paraître séduisant, il est contre-intuitif d’espérer être productif dans un lieu normalement destiné au repos.
  6. Protégez votre temps libre – Intégrer harmonieusement vie professionnelle et vie privée s’inscrit dans le développement personnel pour autant que chacune de ces sphères – aussi complémentaires soient-elles – est préservée.  En fin de journée, déconnectez-vous du travail, au propre comme au figuré.

Source : Small Business Trends

 

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Vie privée, vie professionnelle… de l’équilibre à l’intégration (2/2)

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Comme présenté dans un précédent article, la notion d’intégration semble plus appropriée que celle d’équilibre lorsque l’on met en perspective vies privée et professionnelle.

Tandis que la technologie permet de plus en plus fréquemment de relativiser la notion de lieu de travail, tandis que, peu à peu, les robots se substituent à l’homme (une étude récente avance le chiffre de 47% des emplois aux Etats-Unis qui seront menacés au cours des deux prochaines décennies de par ce fait – une autre que 40% des emplois australiens risquent d’être automatisés dans les dix à quinze prochaines années), l’épanouissement personnel dans un cadre instable n’est plus seulement un droit mais une priorité.  Si les frontières entre deux mondes s’estompent, alors seule une approche globale ou plutôt holistique se révèle une seule solution viable à long terme.

N’oublions pas que, comme le souligne Helen Langer, « il y a du stress tant dans la vie privée que dans la vie professionnelle. Il y a des horaires à respecter.  Si vous les maintenez séparés, vous n’apprendrez pas à transférer ce que vous faites brillamment d’un domaine à l’autre. Lorsque l’on est pleinement conscient, nous réalisons que ces catégories sont arbitraires et ne nous limitent pas.  Souvenons-nous aussi que le stress n’est pas fonction des événements; c’est une fonction de la façon dont nous considérons les événements. »

Le rôle du coach

Dans ce contexte, quel peut être l’apport du coaching ?  Comment peut-il favoriser cette transition, en particulier dans une situation ressemblant à une structure dichotomique où travail et plaisir sont perçus comme conceptuellement antinomiques? Précisément, c’est en suggérant d’aller au-delà d’une approche centrée sur la gestion du temps, sur la priorisation des tâches (voire leur délégation) ou encore sur le développement de l’assertivité.  En effet, aussi utiles que soient les enseignements tirés de sessions portant sur ces objectifs, ceux-ci ne peuvent que renforcer l’opposition vie privée-vie professionnelle, vision faite de noir et de blanc, dépourvue de nuances. Le coaching doit donc envisager l’exploration, puis la conscientisation et enfin l’expression de la raison d’être

Les questions invitant à un tel voyage sont nombreuses.  De la classique « Qu’est-ce qui est important pour vous? » à la plus subtile « Quels étaient vos rêves d’enfant? » en passant par la ludique « Qu’est-ce qui vous passionne au point de vous faire oublier de manger? », toutes ont pour but d’amener à entrevoir cette énergie qui fait vibrer dans un contexte impliquant autrui avant de l’explorer avec sérénité.

Peu importe que par la suite cette raison d’être soit traduite en devise ou en mood-board, tant que le coaché trouve le medium qu’il fera sien, qu’il s’appropriera afin d’aligner chacune de ses tâches sur ce qui est pour lui une source de plaisir, d’enthousiasme, de développement réfléchi et souhaité.  En d’autres termes, au coach de faire faire au coaché davantage que sentir à un niveau abstrait ce qu’est son essence. En inscrivant le coaché dans le mouvement et dans l’action, le coach lui fera observer ses actes et tâches au travers de ce prisme qui appartient à lui seul. Il l’invitera alors à les lui faire calibrer en fonction, intensifiant ce qui le porte le plus et modérant voire cessant le reste lorsque c’est possible, et le conduira à accepter sereinement ce à quoi il ne peut ou veut échapper en prenant conscience de la plus infime contribution apportée à la réalisation de soi.

Pour le coaché, il ne s’agit alors plus de résignation ou de capitulation mais d’acceptation, de progression et d’épanouissement.

 

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Vie privée, vie professionnelle… de l’équilibre à l’intégration (1/2)

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Quand on parle d’équilibre…

Si la première mention du terme workaholic (traduit maladroitement en français par « bourreau de travail ») remonte à 1947 selon l’Oxford English Dictionary, il a fallu attendre les années 70 pour que l’on évoque les concepts de burnout et de work-life balance.

Cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée est encore souvent présenté comme le reflet d’une vie épanouie et « économiquement appropriée » où l’individu parvient à accorder le juste poids, la juste valeur à chacune de ces deux entités fondamentalement distinctes: la carrière et la sphère intime. C’est ce qu’a illustré l’agence Hudson en établissant une typologie des entreprises en fonction de leur propension à encourager l’harmonie entre vie professionnelle et vie privée, mettant aussi en évidence que ceux des employés qui atteignent l’équilibre apportent davantage de valeur à l’entreprise. A titre d’anecdote, relevons cette étude réalisée par Gallup selon laquelle la satisfaction d’un travailleur augmente de 50% s’il a un ami proche parmi ses collègues.

L’équilibre, un concept qui n’est plus approprié

Depuis quelques années cependant, la pertinence même de ce concept d’équilibre est remise en question, tant pour des raisons d’évolution sociétale que suite à une vision progressivement différente et plus philosophique de ce que l’on nomme encore « travail ».

De fait, commençons tout simplement par la façon dont de plus en plus de gens exercent, envisagent ou même rêvent d’exercer leur profession.  Nous sommes en effet très loin de l’époque où l’on pouvait établir sans la moindre hésitation un lien univoque du type un travailleur – un métier – une entreprise – un lieu de travail – une carrière.  A l’heure actuelle, entre cumul d’emplois par nécessité, télé-travail (home working) moins chronophage et écologiquement correct et travail à domicile (home based business), les frontières entre travail et vie privée s’estompent progressivement.

Bien entendu, bien plus que les mentalités, les nouvelles technologies sous-tendent cette évolution. Elles annihilent les distances et, un jour, les hologrammes pourront même parfaire l’illusion d’une présence au sein de l’entreprise. Les relations entre collègues comme entre clients et fournisseurs basculeront dans une dimension où le contact sera virtuel mais aussi où l’activité professionnelle ne sera plus associée à un endroit spécifique. Pour l’individu, l’absence d’un lieu de travail centralisé et unique sera bientôt la norme. Des tâches de plus en plus complexes seront effectuées par des machines, des robots à l’intelligence artificielle occuperont des responsabilités managériales. Et tandis que les réseaux sociaux s’invitent déjà tant à notre table qu’au bureau, que les entreprises ont leur « page » et que nous « likons » nos collègues, la multiplication de ces plateformes entraînera sans doute à terme leur fusion voire leur remplacement par un mégacloud dynamique.

Par ailleurs, au-delà de cette évolution, nous pouvons surtout déceler dans le concept d’équilibre vie privée – vie professionnelle une discordance inappropriée. Vouloir établir un équilibre entre deux mondes implique que ceux-ci sont exclusifs et en compétition. Parler d’équilibre induit nécessairement l’idée de déséquilibre. Maintenir l’équilibre devient alors un moyen, une tactique, pas une fin en soi ni une stratégie. De plus, ne pas parvenir à cet équilibre ou le perdre entraîne un stress évident, une dévalorisation de soi et, potentiellement, dysfonctionnement, maladies, frustration, burnout, décès, suicide. Les Japonais utilisent même le terme de karoshi, signifiant « mort due à un excès de travail ».

Parlons plutôt d’intégration

Si l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle n’est donc plus ce vers quoi il nous faut tendre, quelle approche est-il temps de considérer? Ainsi que le soulignent Lisa Earle McLeod et Stew Friedman, ce n’est pas sous forme de dichotomie que désormais nous devons regarder les choses; ce n’est pas une question de choix ou de moment. Autant que faire se peut, vie et travail doivent s’alimenter, être initiés par une même passion, par de mêmes valeurs. Vie et travail doivent être congruents. La clé n’est donc pas une tactique mais une vision holistique.  La solution n’est pas de savoir comment prioriser mais comment unir plaisir et raison d’être, essence et activité, plénitude et activité professionnelle. C’est de cette façon que l’épanouissement au travail, à la maison, au sein de sa communauté et en son soi intime devient accessible et durable.

Il ne s’agit donc pas d’une question sémantique.  Le concept d’intégration des vies privée et professionnelle est sinon une réalité à tout le moins une nécessité, que cela soit de façon réactive (une adaptation par rapport à une situation professionnelle actuelle) ou proactive (une conception, une implémentation ou une réorientation du plan de carrière).  Dans un cas comme dans l’autre, le premier pas vers cette réalité débutera toujours par une démarche de questionnement pouvant être supportée par un coach. Qu’est-ce qui est important pour moi?  Pour quoi suis-je fait?

Le rôle du coaching

Dans un prochain article, j’aborderai précisément ce questionnement et développerai des pistes permettant d’aller à la recherche de cette raison d’être tant du point de vue de l’entreprise (Corporate Coaching) que du particulier (Career Coaching).

 

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