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Étiquette : artiste

Conseils d’un artiste : Mark Rothko

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Mark ROTHKO – Orange and Yellow, 1956 – Huile sur toile, 237 x 187 cm

 

Comme le présente la journaliste culturelle Alexxa Gotthardt dans un article paru dans artsy, l’oeuvre et la vie de Mark Rothko (1903-1970) sont une source intarissable à plusieurs points-de-vue. Au-delà du symbolisme et de la psychologie des couleurs, ils nous livrent de précieux conseils pour savoir comment être un artiste ou, tout simplement, vivre et exprimer sa passion.

Suivez votre instinct d’enfant

Dans son essai « New Training for Future Artists and Art Lovers » (1934), Mark Rothko souligne les avantages créatifs d’aborder l’art comme un enfant pourrait le faire, spontanément, sans les directives d’un enseignement dominateur. Raison pour laquelle « leurs peintures sont si fraîches, si vivantes et variées ». Exprimer naturellement nos émotions et nos expériences, comme le font les enfants, pour développer un style unique et traduire notre authenticité.

Que l’on soit donc artiste, salarié ou entrepreneur, unicité, différenciation et authenticité sont des concepts liés et porteurs; la compréhension et l’affirmation de soi, des gages de succès.

Exprimez l’inexprimable

Rothko soulignait que  » la peinture la plus intéressante est celle qui exprime plus ce que l’on pense que ce que l’on voit », à une époque marquée par l’affranchissement de la figuration. Il croyait aussi que les émotions, lorsqu’elles sont transmises par l’abstraction, alimentent aussi des expériences émotionnelles intimes et profondes chez le spectateur  : « On ne peint pas pour les étudiants en design ou les historiens, mais pour les êtres humains. »

La compréhension de soi et de son propre vécu ainsi que leur expression sont en effet les composantes-clés d’une communication efficace.

Supprimez les barrières entre l’observateur et l’oeuvre

Mark Rothko a tenté autant que possible de supprimer ce qu’il considérait comme « des obstacles entre le peintre et l’idée, et entre l’idée et l’observateur », grâce à des compositions de plus en plus abstraites, dépourvues de repères identifiables du monde extérieur, des oeuvres sans titre et dénuées de cadre, permettant aux spectateurs de répondre aux formes qui les remplissaient, plutôt que d’écrire des indices.

Simplicité et ouverture, spontanéité et conscience, pour aller à l’essentiel.

Débarrassez-vous de votre ego

« Je m’exprime sans moi » disait-il encore, affirmant par là que l’ego est un obstacle entre l’oeuvre et le public, détournant l’attention du véritable pouvoir de l’art de susciter des « réactions humaines pures ». C’est que l’on peut percevoir à la lecture de sa biographie « The Artist’s Reality » où l’absence du mot « je » ne laisse pas insensible malgré le développement poussé de théories sur l’art et la créativité.

Souvenons-nous de ce qu’écrivait Nicolas de Chamfort : « On trouve rarement le bonheur en soi, mais jamais ailleurs ».

 

Source: artsy.net

 

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Question de coach (4)

Before-I-Die-NOLA-Candy-Chang-wall-angled

photo © Candy Chang

L’inspiration peut être définie comme un enthousiasme, un souffle créateur qui anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur et donc une idée qui amène à la création. Et si nous pensons que le coaching est un art, alors est-il bienvenu que l’art inspire les coachs.

De la Nouvelles-Orléans au reste du monde

L’art aussi peut inspirer les coachs lorsqu’il confronte l’individu à ses aspirations, comme c’est particulièrement le cas avec cette oeuvre de l’artiste et designer américaine Candy Chang et de son oeuvre Before I die… créée en février 2011 à la Nouvelle-Orléans et transposée depuis dans 73 pays et 36 langues.

Eclairée par la mort soudaine d’une amie proche sur les choses qui avaient désormais du sens dans sa vie – mais luttant pour maintenir cette perspective dans sa vie quotidienne – Candy Chang a imaginé transformer le côté d’une maison abandonnée en un tableau noir géant pour y peindre au pochoir une phrase dont il fallait remplir les blancs à l’aide d’une craie : «Avant de mourir, je veux…». Un mur qui ne mit pas plus d’une journée pour être rempli de rêves par les passants. Cette installation artistique revêtit ainsi une forme d’activisme social laissant les individus exprimer leur voix dans l’espace public.

Premier d’une longue série de murs – plus de 1.000 au total – ayant essaimé les cinq continents, cet espace négligé devint une place réservée à la réflexion constructive et à la contemplation, un lieu de partage portant le souvenir de ce qui compte vraiment le plus quand nous grandissons et changeons. Le message de l’artiste est que penser à la mort peut ne pas être angoissant mais, au contraire, rend notre vie claire. En quelques sortes, la mort éveillant à la vie d’un point de vue métaphorique (la maison abandonnée se transformant en espace de création), symbolique (l’aspiration plutôt que le regret) et dynamique (la participation du public à l’oeuvre en soi).

De l’art au coaching

Quel rapport avec le coaching? En tant que coachs, nous sommes fréquemment confrontés à des clients se sentant dans une impasse, professionnelle ou autre. Malheureux au travail, convaincus qu’ils ne sont pas à leur place sans pour autant savoir comment définir ou réorienter leur carrière, épuisés et se sentant impuissants dans leur propre mal-être, ils sont installés dans une spirale négative. Focalisés sur ce qui ne va pas, fascinés par l’obstacle, éblouis par la peur, sans horizon, il leur devient alors difficile d’éviter l’écueil. Le rôle du coach est à ce moment de leur faire trouver en eux et de ranimer ce qui d’étincelle deviendra flamme avant de devenir à part entière une source d’énergie auto-régénératrice. C’est alors inverser la polarité de la spirale et faire en sorte que chaque nouveau pas soit vu comme une étape d’expansion conscientisée et d’épanouissement endogène, l’individu étant au centre d’un cercle vertueux.

Là où l’oeuvre de Candy Chang est source d’inspiration, c’est dans la question qui y est donnée au coach pour déclencher ce processus: 

« Que voulez-vous avoir fait avant de mourir? »

Par une telle question – certes provocante – futur et présent se télescopent et réveillent potentiellement des rêves oubliés dans un vivier où énergie et enthousiasme pourront être puisés. C’est également une question pouvant amener à réfléchir sur le thème de la mission, de la raison d’être, de ce que l’individu veut laisser derrière lui. En effet, de ce qu’il souhaite faire avant qu’il soit trop tard sera identifié un système de valeurs et de croyances porteuses profondément ancrées en lui et où le coach trouvera matière à explorer.

En conclusion

De trouver l’amour à l’Atlantide, de devenir une source d’inspiration à voir un élan, d’avoir un bateau à être publié (autant d’exemples trouvés sur les murs de Candy Chang), peu importe le rêve si le coach est à l’écoute du dit et du non-dit. Et si l’écart entre aspiration et réalité semble insurmontable et donc non réaliste pour devenir un objectif de coaching à part entière, laissons-y plutôt voir au coaché l’occasion de faire un pas de plus vers la découverte de soi et donc une source d’inspiration vers l’action.

Et n’oublions jamais que si le coaching est une danse, la danse est bel et bien un art.

 

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