Passer au contenu

Catégorie : Articles

Comment être artiste… ou comment s’épanouir ?

francis bacon, henri matisse, coaching, epanouissement
Francis BACON – Autoportrait, 1978 – Huile sur toile, 198 x 147 cm (à gauche)
Henri MATISSE – Boléro violet, 1937 – Huile sur toile, 55 x 33 cm (à droite)

 

Aussi différentes furent les vie d’Henri Matisse et de Francis Bacon, chacun de ces artistes peut en quelque sorte servir de mentor à ceux qui cherchent de l’inspiration en matière d’épanouissement personnel. 

Et si Matisse et Bacon s’adressaient aux artistes, leur enseignement peut être généralisé à la plupart des professionnels. Provenant de leurs écrits ou d’interviews qu’ils ont accordées, voici quelques idées à mûrir…

Francis Bacon

  • Accueillez vos erreurs. ― Embrassez la spontanéité, acceptez les « accidents » comme s’ils faisaient partie intégrante de votre évolution, vous permettant d’atteindre une véritable franchise émotionnelle. L’expression de cette spontanéité ressemble pour l’artiste à l’éclosion inattendue de sentiments passionnés et débridés. Elle ouvre la voie à la différenciation.
  • Sortez des sentiers battus et du conventionnel. ― Bacon suggérait de laisser l’abstraction transmettre la sensation. Il pensait que la déformation de figures et d’images lisibles révélait des émotions d’une manière que la représentation directe ne pouvait pas faire.
  • Accordez-vous du temps pour vous connecter seul à vos émotions. ― « Les sentiments de désespoir et de malheur sont plus utiles à un artiste que le sentiment de satisfaction, car le désespoir et le malheur étirent toute votre sensibilité », disait-il. S’il est important de célébrer nos succès, accueillir l’émotion est un principe maturant.
  • Développez votre conscience de soi. ― Bacon affirmait que la finalité de l’art est de nous fournir le fait, la vérité de ce que nous sommes. Aussi, observez l’art car il vous apportera autant que si vous passiez au processus créatif vous-même.

Henri Matisse

  • Maîtriser les bases, et puis soyez expressif. ― Matisse a comparé cette période d’apprentissage artistique à celle d’un acrobate qui exécute son numéro avec une facilité apparente, nous faisant perdre de vue le long travail préparatoire qui lui a permis d’atteindre ce résultat.
  • Inventez vos propres règles. ― « Un nouveau tableau doit être unique… L’artiste doit rassembler toute son énergie, sa sincérité et la plus grande modestie, pour briser les vieux clichés qui viennent si facilement à la main en travaillant », disait-il. Alors développez votre propre style, soyez vous-même, exprimez l’essence de votre être, quelle que soit votre profession.
  • Entourez-vous de choses que vous aimez, elles vous inspireront. ― « L’objet est un acteur », a-t-il un jour affirmé. Ajoutant: « Un bon acteur peut avoir un rôle dans 10 pièces différentes ; un objet peut jouer un rôle différent dans 10 images différentes ». Voyez donc le monde comme un stimulus. Ce que vous aimez reflète ce qui est en vous qui n’attend qu’à s’exprimer.
  • Vivez votre passion. ― Matisse enjoignait les artistes à ne rien laisser les empêcher de faire de l’art – Même quand sa condition physique s’est détériorée, le forçant à abandonner la peinture, Matisse a continué à faire de l’art sous forme de découpages, une technique de papier découpé qu’il a explorée pour la première fois au cours de la décennie précédente. « Je suis toujours là. Je me concentre sur une seule chose, mon travail, pour lequel je vis ». L’épanouissement au-delà de toute souffrance.

 

Source: Artsy.com

 

Laisser un Commentaire

What are your drivers? Take the online test!

transactional analysis, leonor fini, online test
Leonor FINI – L’abreuvoir de nuit, 1963 – Huile sur toile, 75 x 170 cm

 

Pour la version française, cliquez ici.

Context

From ego states to life scenarios, Transactional Analysis (TA) developed by Canadian psychiatrist Eric Berne provides a theoretical framework to help us become aware of and understand what is happening in the here and now.

With this in mind, Taibi Kahler developed a model in the 1970s describing six personality types. These types correspond to combinations of characteristics related to needs, preferred communication channels, behaviour under stress and, above all, to five drivers (or working styles). These are five convictions that direct our behaviour under mild stress:

    • Be perfect
    • Be strong
    • Try hard
    • Please others
    • Hurry up

In this way, these five drivers are developed by each of us during childhood following the repetition of messages sent by the referring adults. These drivers correspond to what we identify as the behaviour we need to adopt to preserve our own safety. For example, a repetition of « You’re not nice! » will give the driver « Please others»  and « Aren’t you done yet? » will give « Hurry up ». Similarly, « Be a man, don’t cry » will lead to « Be strong », « Come on, try again » will lead to « Try hard », and « That’s good, but you could have done better » will lead to « Be perfect ».

However Claudie Ramond says that these drivers are not universal as Taibi Kahler said, but specific to the Western Christian world. In Asia, as in Muslim culture, the main binding message would be: « Be faithful » (to your family, your clan, your religion, etc.). And others would certainly exist.

 

The drivers, what for?

Universal or not, the drivers we developed in our childhood are useful when they allow us to interact with our environment and progress in the desired direction. In a professional setting, they can have beneficial effects for the subject as well as for the company if they are aligned with the position held.

However, these unconscious prisons, which are repetitive processes and sources of stress, can be disabling and lead us in the quest for unreachable ideal behaviour, undermining our self-esteem. They are then real mechanisms of self-sabotage of our own projects.

Thus, as soon as we identify and understand our drivers, and as soon as we can give ourselves permission (if it is not given to us by others), we can use them instead of being driven by them.

 

What are your drivers? Take the online test here!

In order to take the (free) online test and access your results immediately, click here.

 

Laisser un Commentaire

Quels sont vos drivers ? Faites le test !

rene magritte, drivers, transactional analysis, test en ligne
René MAGRITTE – A la rencontre du plaisir, 1962 – Huile sur toile, 46 x 55 cm

 

For the English version, click here.

Le contexte

Des états du Moi aux scénarios de vie, l’analyse transactionnelle (AT) développée par le psychiatre canadien Eric Berne fournit un cadre théorique nous permettant de prendre conscience et de comprendre ce qui se joue ici et maintenant.

Dans cette perspective, Taibi Kahler a élaboré dans les années 70 un modèle décrivant six types de personnalité. Ces types correspondent à des combinaisons de caractéristiques liées aux besoins, aux canaux de communication privilégiés, au comportement sous stress et surtout à cinq drivers (encore appelés « messages contraignants » ou « pilotes de vie ») à savoir cinq convictions qui dirigent notre comportement sous stress léger :

    • Sois parfait
    • Sois fort
    • Fais des efforts
    • Fais plaisir
    • Dépêche-toi

En fait, ces cinq drivers sont élaborés par chacun d’entre nous durant l’enfance suite à la répétition de messages émis par les adultes référents. Ces drivers correspondent à ce que nous identifions comme étant le comportement à adopter pour préserver notre propre sécurité. Par exemple, une répétition de « Tu n’es pas gentil ! » donnera le driver « Fais plaisir » et « Tu n’as pas encore fini ? » donnera « Dépêche-toi ». De même, « Sois un homme, ne pleure pas » entraînera un « Sois fort »,  « Allez, essaie encore » engendrera un « Fais des efforts » et « C’est bien mais tu aurais pu faire mieux » développera un « Sois parfait ».

Pour sa part, Claudie Ramond affirme que ces drivers ne sont pas universels comme l’affirmait Taibi Kahler mais propres au monde chrétien occidental. En Asie, comme dans la culture musulmane, le principal message contraignant serait: « Sois fidèle » (à ta famille, à ton clan, à ton pays, à ta religion, etc.). Et d’autres existeraient probablement.  

 

Les drivers, pour… quoi ?

Universels ou non, les drivers que nous avons développés dans notre enfance sont utiles lorsqu’ils nous permettent d’interagir avec notre environnement et de progresser dans la direction recherchée. Par exemple, dans un cadre professionnel, ils peuvent avoir des effets bénéfiques pour le sujet comme pour l’entreprise s’ils sont alignés avec la fonction occupée.

Cependant, ces prisons inconscientes, processus répétitifs et sources de stress, peuvent aussi être limitantes et nous entraîner dans la quête d’un comportement idéal inatteignable, mettant à mal l’estime de soi. Ce sont alors de véritables mécanismes d’auto-sabotage de nos propres projets.

En d’autres termes, ces messages contraignants ne sont en soi ni bons ni mauvais. Ils sont à la fois des atouts et des handicaps potentiels. Ce sont en somme des points de vigilance.

Ainsi, dès le moment où nous identifions et comprenons nos drivers, et dès l’instant où nous pouvons nous donner la permission (si celle-ci ne nous est pas donnée par autrui), nous pouvons les utiliser plutôt que d’être pilotés par eux. Pour alors viser la qualité sans se noyer dans les détails. Apprendre de ses erreurs et oser demander de l’aide. S’autoriser à réussir sans se compliquer la vie. Aider ou soutenir les autres tout en pouvant dire non. Etre efficace dans l’urgence sans travailler systématiquemet dans la précipitation.

 

Quels sont vos drivers ? Faites le test en ligne ici !

Pour passer (gratuitement) le test et accéder immédiatement à vos résultats, cliquez ici.

 

Laisser un Commentaire

Six conseils d’artistes pour éviter le burnout

magritte, burnout, coaching
René MAGRITTE – L’incorruptible, 1940 – huile sur toile, 54 x 73 cm

 

Les artistes ont la chance d’exercer un métier qui est aussi leur passion. Ce qui, paradoxalement, en fait un danger, le danger que ce qui leur procure tant de plaisir leur fasse aussi ressentir du stress et de l’anxiété, jusqu’à l’épuisement. Le mot est dit : burnout.

Comme l’exprime Amelia Nagoski, le burnout  est l’expérience de se sentir dépassé et épuisé par tout ce que l’on a à faire, tout en étant inquiet de ne pas en faire assez,

Voici donc six conseils d’artistes repris dans un article d’Artsy Magazine.

  1. Accordez-vous une pause.
  2. N’hibernez pas, aussi tentant cela puisse être.
  3. Ayez une activité créative… mais sans rapport avec votre activité professionnelle.
  4. Distrayez-vous et inspirez-vous de la créativité des autres.Plus spécifquement pour les artistes :
  5. Réalisez que l’art peut être un travail – et que c’est très bien ainsi.
  6. Ne tombez pas dans le mythe romantique de l’artiste torturé.

Et souvenez-vous que l’épuisement professionnel ne fait que vous assurer que vous serez trop épuisé pour mettre vos brillantes idées en pratique.

 

Laisser un Commentaire

Why boredom is actually good for you

boredom, insight, coaching, sandi mann
Video produced by BBC Reel

 

Many people believe there is no benefit to boredom, but it is a very important emotion, according to the UK psychologist and author Sandi Mann.

In this brief animation, the UK psychologist and author Sandi Mann explores how embracing boredom and letting our minds wander can get us to step off the ever-accelerating hedonic treadmill, and might even encourage creativity.

« Boredom is a really important emotion. When you’re bored you tend to daydream and your mind wanders, and this is a very very important part of the process and this is something we can apply to our day-to-day lives because if you find that you’re stuck on a problem or you’re really worried about something and you can’t seem to find a way out, just be bored and let your mind wander and you might just find that creative solution will pop into your head.

So one way that we can really embrace boredom in our lives is to stop swiping and scrolling our boredom away. So what we tend to do is when we’ve got a bit of downtime is that we get our phones immediately or our devices out. We’re sort of afraid of boredom we’re afraid to let boredom into our lives. We get a dopamine hit from new and novel experiences and of course everything that is stimulating is new and novel, and so the more we have the more we need. And this kind of lowers the threshold for boredom.

So paradoxically the way to deal with boredom is to allow more of it into our life. So put your phones away and just let yourself be and let your mind wander. That’s really important so that you can get used to it and you can learn to manage it yourself. »

 

Laisser un Commentaire

From Admiration to Incarnation

Magritte, coaching, admiration
René MAGRITTE – L’étoile du matin, 1938 – Huile sur toile, 50 x 61 cm

 
When it’s not about pride

Often attributed to the hubris of the ancient Greeks or to the sin of pride as Christianity calls it, the self-promotion of our own assets is discouraged in many Western and Eastern societies, while humility is highly praised. Rightly or wrongly, the result is that from earliest childhood, ignorance – or even non-recognition or denial – of one’s own qualities is reinforced, with the corollary of a lack of self-confidence and a difficulty blossoming. We are so used to looking up that we forget to look at ourselves – selfies aside – and as a result, we miss out on realizing just how beautifully and perfectly imperfect we are.

So, in a world where competitiveness is a reality and is constantly increasing, identifying one’s strengths, talents or positive differentiators stimulates self-confidence. It also helps to find or regain a rightful place in the social setting, a space where one can evolve and feel sufficiently at ease to have an equal exchange with peers.

A self-coaching tool

Put another way, the question is about how to build a sustainable balance between excessive pride which doesn’t support fruitful exchanges and self-depreciation which is an obstacle to growth. There are a number of techniques that can be used to boost self-esteem. The « Role Model » is one of them, suitable to all ages, genders, social levels and cultures.

First of all, identify two or three people YOU particularly admire. Here, by « people » I mean any real or imaginary individual, known personally or through any kind of media, admired for their acts, their impact, their attitude or their values. This could be your grandmother who is a war survivor, your godfather who achieved a brilliant career, a teacher who traveled the world, a politician who fearlessly faced his own party, a revolutionary artist from the Middle-Ages, or even a cartoon hero or a character from a sci-fi novel who protected their planet.

Maybe you will need to think back to when you were adolescents or children, at an age when your dreams were still vivid.

Actually, it doesn’t matter so much who those idols are, so long as you have sincere thoughts such as « If only I could be or act like X ». What’s more, it doesn’t matter whether the reasons for this admiration match with reality or not. It matters even less if others share the same opinion or not. What counts here is that you are able to verbalize the reasons or rather the components of your deep admiration and pinpoint the underlying values, strengths and talents. What makes these heroes so appreciated? What inspires you? What is behind these acts or behaviors that makes them so admirable for you?

In fact, starting from the principle that we can only appreciate what we have already experienced and in contrast to the externalizing conversations used in psychotherapy to help patients dissociate themselves from their problems, this is an internalizing technique, aimed at allowing you to realize the treasures you have inside of you, especially if these treasures are ignored or unused.

From observation to ownership

Once you have identified the ‘components’ of admiration (e.g. courage, creativity, resilience, kindness etc.) divide them into two categories: those you possess, even if only in part, and those you believe you don’t possess. In the most extreme cases – if you feel you have none of these qualities – just make a ranking. In this way, you will bring in a gradation in your own judgment.

The next step is to find both what to capitalize on and what to develop, as the key is to remember that what we admire in others is often already in us without being aware of it. Then a double dynamic develops.

By working on the characteristics already possessed, illustrate them using as many concrete examples as possible, recent and less recent. List actions, highlight experiences where you successfully expressed these values. You need to realize and feel that you are not starting from scratch, that you already have a base to draw from, a base for growth. This will be the stage where the foundations of improved self-esteem are built or strengthened.

Then, in the range of attributes you consider not to possess, choose those that are most desirable to attain or develop…while keeping in mind that an envied characteristic may hide a latent need. To admire someone for his or her sporting victories can express a deep respect for strength of character or express the need for recognition…and therefore love. Listen to yourself and possibly detect the wisest doors to open. The aim is to open the field of possibilities.

From ownership to action

Finally comes the stage of generating ideas as to the different ways in which these dreamt characteristics could be experienced, or how these strengths could be developed. How can you express these characteristics, how could you behave more like your role model? However seemingly insignificant or ambitious the acts, attitudes or rituals, it doesn’t matter. Start small, very small. Progress step by step. What could you put in place? What could you stop doing? What can you do differently? What can you do instead? How can you slowly incarnate your role model?

The action plan to develop is then very simple: choose the first of these actions to implement in your daily life, then a second, a third and so on according to a program that induces a positive spiral and moves from admiration to incarnation. And keep momentum.

The objective of the exercise described here is first the revelation, and second the appropriation of your desired values. What is sought is the embodiment of personality traits as a simple stage of your development without being an end in itself because the development of your personality necessarily passes through the acceptance and appreciation of your own uniqueness.

So, who are your role models?

 

“There is an innocence in admiration: it occurs in one who has not yet realized that they might one day be admired.”

Friedrich Nietzsche

 

Laisser un Commentaire

What job is right for you?

TATANUA masks – Bismark archipelago – 49 cm and 45 cm

[Pour la version française de cet article, cliquez ici.]

The RIASEC model refers to a career and professional choices theory developed by the American psychologist John L. Holland (1919-2008).

Based on psychological types, it assumes that if we are aware of our personality, then we can choose a job that suits us and in which we can flourish. This approach is therefore relevant in the context of a career choice or a professional reorientation.

Six personality types in a professional context are identified, the first letter of which is the acronym RIASEC.

  1. Realistic: Need to be physically involved in what they do. Pragmatic, the Realistic types can take up challenges with skill and ingenuity.
  2. Investigator: Driven by a thirst for knowledge and knowledge, driven by intellectual values, they strive for excellence.
  3. Artistic: Wish to express emotions or thoughts through art forms. Dreamy, imaginative, intuitive, avoiding routine.
  4. Social: Attracted by activities that promote contact with others, especially to help them, motivated by respect for others and dedication.
  5. Entrepreneurial: Like to have responsibilities, overcome challenges in the hope of reaching the top. Ambitious and socially skilled.
  6. Conventional: Desire to respect standards, instructions and rules. Discreet, attentive, in search of security.

A 6-type model allows 720 combinations, but most of the tests highlight the three main key axes which, ordered by decreasing importance, are then associated with a set of professions.

To take the test online: click here

…and to explore a list of jobs according to the RIASEC profile, click here.

So, which job suits you best?

 

Laisser un Commentaire

Quel métier vous correspond ?

métier, leonora carrington
Leonora CARRINGTON – Opus Siniestrus-Tola, 1973 – Encre, détrempe et crayon sur papier, 56,5 x 75,6 cm

[For the English version of this article, click here.]

Le modèle RIASEC se réfère à une théorie des carrières et choix professionnels développée par le psychologue américain John L. Holland (1919-2008).

Basé sur les types de personnalité – ou types psychologiques – elle part du principe que si nous sommes conscients de notre type de personnalité, alors nous pouvons choisir une profession qui nous correspond et dans laquelle nous pourrons nous épanouir. Cette approche est donc pertinente dans le cadre d’un choix de carrière ou lors d’une réorientation professionnelle.

Six types de personnalité en contexte professionnel sont identifiés, types dont la première lettre constitue l’acronyme RIASEC.

  1. Réaliste : Besoin d’être impliqué physiquement dans ce qu’il fait. Pragmatique, le type Réaliste peut relever des défis avec adresse et ingéniosité.
  2. Investigateur : Habité par une soif de connaissances et de savoir, animé par des valeurs intellectuelles, il vise l’excellence.
  3. Artistique : Souhaite exprimer ses émotions ou pensées à travers des formes d’art. Rêveur, imaginatif, intuitif, fuyant la routine.
  4. Social : Attiré par les activités favorisant le contact avec les autres, particulièrement dans le but de les aider, motivé par le respect des autres et le dévouement.
  5. Entreprenant : Aime avoir des responsabilités, surmonter des défis dans l’espoir de se hisser au sommet. Ambitieux et habile en société.
  6. Conventionnel : Désire respecter les normes, consignes et règles. Discret, à l’écoute, à la recherche de la sécurité.

Un modèle à 6 types autorise donc 720 combinaisons mais la plupart des tests permettent de mettre en évidence les trois axes-clés principaux qui, ordonnés par importance décroissante, sont alors associés des métiers.

Quelques liens pour passer le test en ligne (et pour le dossier technique du test, cliquer ici) : 

…et pour explorer une liste de métier selon le profil RIASEC :

Alors, quel métier vous correspond le mieux ?

 

1 Commentaire

Pourquoi l’isolement est l’ennemi de la créativité

creativite, insight, coaching, isolement, jacopo da pontormo
Jacopo da PONTORMO – Deposizione, 1526-28 – Tempera sur toile, 313 x 192 cm

 

Voici la traduction d’un article de l’écrivain et consultant Eliot Peper, paru en anglais :

« En 1545, Jacopo da Pontormo reçut une commande importante du duc Cosme Ier de Médicis pour peindre la chapelle principale de l’église de San Lorenzo à Florence. Contemporain de maîtres comme Michel-Ange, Pontormo était un artiste distingué mais vieillissant, désireux de préserver son héritage.

Pontormo savait qu’il devait faire de ces fresques le couronnement de sa carrière. Alors il scella toute la chapelle. Il construisit des murs, érigea des cloisons et accrocha des stores afin que personne ne puisse voler ses idées ou jeter un coup d’œil en douce. Ne faisant confiance à personne, il chassa la jeunesse locale et garda le minimum de contacts avec ses concitoyens. Il passa onze ans caché, à peindre le Christ au Jour du Jugement dernier, l’arche de Noé et la Création elle-même.

Pontormo mourut avant que son travail dans la chapelle ne soit terminé, et rien de tout cela ne survit. Cependant, le légendaire écrivain de la Renaissance Vasari visita le site peu après la mort du peintre. Il a fait état d’une composition confuse et d’un manque d’alignement troublant, des scènes qui s’entrechoquaient dans tous les sens du terme. Robert Greene écrit : « Ces fresques étaient des équivalents visuels des effets de l’isolement sur l’esprit humain : une perte de proportion, une obsession du détail combinée à une incapacité de voir l’image dans son ensemble ».

Le leadership peut être tout aussi isolant. Pontoromo a laissé les conséquences de la solitude qu’il s’est imposée miner son héritage, et si les dirigeants d’aujourd’hui ne sont pas conscients, ils peuvent se retirer d’une manière tout aussi destructrice.

Personne dans l’orbite d’un leader n’est neutre. Les membres du conseil d’administration sont d’abord des actionnaires et ensuite des mentors. Les subordonnés directs ont leurs propres équipes dont ils doivent s’occuper. Les employés dépendent des dirigeants pour leur travail, les investisseurs exigent qu’ils franchissent des étapes importantes et les clients en ont besoin pour résoudre leurs problèmes. Même les amis et la famille ont du mal à comprendre le fardeau d’un travail qu’ils n’ont jamais eu eux-mêmes.

Il est trop facile pour les dirigeants d’ériger des murs métaphoriques aussi impénétrables que la chapelle de Pontormo et, une fois construits, ces murs commencent inévitablement à se fermer. Les entrepreneurs et les cadres connaissent ce sentiment : allongés éveillés la nuit, les soucis leur trottent dans la tête. Séparer l’attention sur des questions liées au travail tout en parlant à des amis. Brûler la bougie par les deux bouts, même s’ils savent que l’épuisement est un handicap, puis réagir avec colère à des situations difficiles lorsque leur équipe a besoin d’une personne posée. Ils se poussent constamment à s’améliorer et à être plus dévoués. C’est une oppression dans la poitrine, aggravée par le fait qu’ils ne veulent pas admettre – même à eux-mêmes – qu’ils font partie du problème. Ils se disent que c’est normal. C’est le boulot. Il suffit de passer le courant.

L’ultime défaite de Pontormo n’est pas la chapelle qu’il a murée. Ce sont les ruminations destructrices auxquelles il ne pouvait échapper. Son isolement a faussé sa perception de la situation dans son ensemble. Dans son cas, ce tableau était une peinture littérale. Pour les dirigeants d’aujourd’hui, c’est la conscience de soi et la clarté – des compétences qu’ils doivent maîtriser pour demeurer une source d’inspiration, d’orientation et de vision pour leurs équipes. Comprendre les conséquences de l’isolement est la première étape pour les surmonter.

Il n’existe pas de solution universelle. Mais une fois que nous reconnaissons que nous sommes les histoires que nous nous racontons, nous réalisons que nous pouvons réécrire le scénario. Lorsque le découragement menace, Brad Feld, un éminent spécialiste du capital-risque, suit un ensemble de règles de base communes avec son épouse, y compris la suppression du temps d’écran les week-ends et le fait de passer ensemble une semaine par trimestre hors réseau. Matt Blumberg, PDG de Return Path, a investi des années dans le développement d’une culture d’entreprise qui encourage ses employés à communiquer ouvertement et honnêtement entre eux. Après avoir subi la défaite écrasante d’un démarrage raté, David Mandell s’est remis de la dépression en acceptant de conseiller un entrepreneur en herbe qui avait besoin de son aide. Minnie Ingersoll, cofondatrice de Shift et directrice de l’exploitation actuelle de Code for America, s’est rendu compte qu’elle devait être plus ouverte sur les obstacles psychologiques auxquels elle faisait face et cesser de s’inquiéter de ce que les autres pensaient.

Chacun de nous peint sa propre chapelle. Imaginez ce que Pontormo aurait pu accomplir, ce qu’il serait devenu et les millions de personnes qu’il aurait pu inspirer s’il avait ouvert les portes. Il aurait pu cultiver les relations humaines au lieu de les tailler. Il aurait pu demander de l’aide. Il aurait pu prendre soin de lui de la façon la plus efficace : prendre soin des autres. L’héritage le plus durable de Pontormo est peut-être l’histoire de sa disgrâce. Les dirigeants doivent tenir compte de son avertissement : ne peins pas dans un coin. Les murs que nous construisons autour de nous sont des prisons, pas des fortifications. La vulnérabilité est une source de force. Nous gagnons la confiance des autres en leur accordant notre confiance. »

 

Source: hbr.org

 

Laisser un Commentaire