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Étiquette : Gérard Garouste

Insight #112

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Gérard GAROUSTE – L’alliance, 1999 – huile sur toile, 81 x 65 cm

 

“Il nous faut commencer à songer comme une rivière si nous voulons laisser la beauté et la vie en héritage aux générations futures.”

“We must begin thinking like a river if we are to leave a legacy of beauty and life for future generations.”

― David Brower

 

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Insight #65

Gérard GAROUSTE - Le puits, art, insight, coaching, madness, folie
Gérard GAROUSTE – Le puits, 2007 – Huile sur toile, 114 x 195 cm

 

“Il y a toujours un peu de folie dans l’amour.  Mais il y a aussi toujours un peu de raison dans la folie.

“There is always some madness in love. But there is also always some reason in madness.”

Friedrich Nietzsche

 

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Que faire lorsqu’un choix vous semble impossible ?

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Gérard GAROUSTE – Balaam, 2005 – Huile sur toile, 270 x 320 cm

 

Comme exposé dans un précédent article, décider qui vous voulez être et embrasser ce choix est l’approche la plus seine pour développer le prisme au travers duquel vous observerez les situations conflictuelles et les choix difficiles auxquels vous ferez face. Ce processus est complexe, requiert temps et volonté mais une fois ancré en vous, il fera partie intégrante de votre ADN comportemental. Mais en attendant, que faire lorsqu’un choix vous semble impossible et que comparer Pros and Cons semble inefficace?

Celui qui a le choix a aussi le tourment, disent les Allemands (« Wer hat die Wahl, hat die Qual »). Essayons de les contredire ! Le Power Posing augmente la confiance en soi et la propension au risque. C’est une piste, mais encore?

Des recherches ont montré que le sommeil peut faciliter le processus décisionnel, impactant la façon de saisir et de traiter l’information. Elles ont aussi montré que le sommeil nous ferait davantage regarder le côté positif des choses. Dormir – mieux ou davantage – est donc une piste à explorer sans pour autant apporter la moindre garantie. Et donc?

Dans les cas beaucoup plus fréquents où hésitation et incertitude deviennent avant tout handicapantes, vous retrouvant coincé entre passion et raison, le recours à une approche pragmatique, simple et directe est souhaitable, que ce soit pour vous-même ou, lorsqu’en tant que manager, vous adoptez la posture coach.

Le protocole de décision décrit ci-dessous ne requiert pas beaucoup de temps. Il est logique, cartésien, intègre vos propres valeurs au travers de l’identification de vos désirs et vous aidera à prendre une décision assez rapidement.

Réflexion en cinq étapes focalisée sur l’impact du choix entre deux options (comme par exemple agir/ne pas agir, changer/ne pas changer, choisir l’option A ou l’option B etc.), ce protocole fait écho au concept de P&L (profit and loss) si cher aux entreprises mais aussi à Jean-Paul Sartre lorsqu’il écrit que “Choix et conscience sont une seule et même chose.”

Commencez par choisir une des deux options, celle éventuellement pour laquelle vous avez une légère préférence. Ensuite, répondez à ces questions:

1+ Qu’est-ce que vous gagnez (ou pourriez gagner) si vous choisissez cette option ?

2 Qu’est-ce que vous perdez (ou risquez de perdre) si vous choisissez cette option ?

3 Qu’est-ce que vous perdez en choisissant l’option alternative ?

Une fois que vous avez répondu à ces trois questions, liez vos réponses à vos valeurs en vous demandant « en quoi c’est important pour vous, maintenant, de… ».

Le bilan affectif lié à chaque option étant dressé, ce sont les compensations palliant aux risques possibles qui vous permettront de trouver la solution la plus écologique pour vous:

4+ Comment compenser ce que vous perdez si vous choisissez cette option et si vous choisissez l’autre option ?

5   Lequel des deux scénarios de compensation vous semble le plus pertinent ? Peut-être une nouvelle option émerge-t-elle ?

Graphe-Protocole-Decision

Prenons un exemple: recruter ou non un nouveau collaborateur?

1+ Qu’est-ce que je gagnerais en recrutant un collaborateur?
Davantage de flexibilité, pouvoir répondre plus vite aux clients, pouvoir accepter de nouveaux contrats, devoir travailler moins tard le soir, accroître mon importance au sein de la société, donner des responsabilités managériales à un ancien membre de mon équipe etc.
Valeurs : service, efficacité, image, équilibre vie privée-vie professionnelle, ambition, carrière, leadership, développement de mon équipe.

2- Qu’est-ce que je risque de perdre si je recrute un collaborateur?
Perte de cohésion dans l’équipe dans un premier temps, une moins bonne ambiance que celle d’aujourd’hui, consacrer du temps au processus de recrutement, devoir négocier un budget avec mon N+1, justifier mon dossier auprès des RH, risquer de perdre ma crédibilité, consacrer du temps à la formation du nouveau venu etc.
Valeurs : team spirit, équilibre vie privée-vie professionnelle, image.

3– Qu’est-ce que je pourrais perdre si je ne recrute personne ?
Risque de burn-out au sein de l’équipe, clients insatisfaits, perte de clients, critique du management, fusion avec un autre département voire mon propre licenciement etc.
Valeurs : efficacité, service, équilibre vie privée-vie professionnelle, team spirit, carrière, sécurité.

4+ Comment compenser ce que je perdrais si je recrute quelqu’un (1) et si je ne recrute personne (2) ?
(1) Déléguer le recrutement, inclure mon équipe dans le processus de recrutement et la formation du nouveau venu, préparer un business-case.
(2) Chercher une autre fonction au sein de la même société, changer d’entrepriseGraphe-Protocole-de-decision-expl

5   Lequel des deux scénarios de compensation me semble le plus pertinent ?
A vous de répondre !

 

Source : Franklinpapers.org, HBR.org, Alain Cardon

 

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Optimisme(z) !

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Gérard GAROUSTE – Le nid sur la mer, 2013 – Huile sur toile – 200 x 160 cm

 

Il existe une myriade de citations sur l’optimisme. Artistes*, hommes politiques**, chefs spirituels*** ou  philosophes****, nombreux sont ceux qui, à leur façon, ont incité leur audience à se focaliser sur la possibilité qu’une situation apparemment négative puisse mener à un résultat positif.

C’est dans ce même esprit qu’est née la psychologie positive fin des années 1990, issue d’une mouvance humaniste initiée par Maslow, Rogers et Fromm, éclairée depuis par les neurosciences ou les recherches sur la pleine conscience.

Indépendamment des recherches scientifiques actuellement menées sur le sujet, il est communément accepté qu’une attitude positive est le meilleur carburant pour prendre des actions positives. Comme le souligne Michelle Gielan, l’optimisme est ce qui fait qu’une personne qui perd son emploi entame plus vite concrètement ce qui lui permettra d’en trouver un autre, que ce soit en adaptant son CV ou en contactant son réseau.  C’est aussi ce qui l’amènera à entamer une réflexion plus profonde sur ce qu’elle souhaite réellement. Dans le cadre spécifique d’une interview d’embauche, l’optimisme fera que le discours tenu porte sur les solutions et les résultats plutôt que sur les problèmes, d’où une meilleure perception par le recruteur. Des études ont montré la corrélation entre une attitude optimiste, la performance et les revenus.

Mais au-delà de toutes ces observations, ne serait-ce que pour le confort que l’optimisme procure – à commencer pour soi-même – il est primordial de garder à l’esprit qu’indépendamment du contexte économico-social dont on est issu, de l’éducation ou des gènes reçus, l’optimisme est une attitude que l’on peut acquérir et développer.

Par exemple, afin de reprogrammer nos neurones, Gielan suggère d’envoyer quotidiennement un email pour louer ou remercier quelqu’un, de consacrer quelques minutes chaque jour à écrire à propos du moment le plus significatif des dernières 24 heures.

Anthony Tjan recommande pour sa part la règle du « 24×3 ». La prochaine fois que vous entendez une idée ou rencontrez une personne pour la première fois, attendez 24 secondes avant de dire ou de penser quelque chose de négatif. Ceci permet de renforcer une compétence naturelle qu’est l’écoute. Une fois cette première étape de 24 secondes maîtrisée, passez à l’étape suivante et attendez 24 minutes. Après un tel délai, se développe une attitude constructive, ouverte aux alternatives. Finalement, vient la capacité – pour autant que le contexte le permette – à attendre 24 heures avant de formuler quoi que ce soit de négatif afin de développer une propension au positif.

Simplement, beaucoup plus simplement, je vous conseille de garder à l’esprit ces mots de Charlie Chaplin :

« Vous ne trouverez jamais un arc-en-ciel si vous baissez le regard. »

Evident, non ?

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*        “Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous regardent les étoiles.” ― Oscar Wilde
**      “Un pessimiste voit la difficulté en chaque opportunité; un optimiste voit une opportunité en chaque difficulté.” ― Winston S. Churchill
***    “Choisir d’être optimiste, c’est se sentir mieux.” ― Dalai Lama
****  “L’optimisme est une stratégie pour créer un meilleur avenir. Car à moins de croire que l’avenir peut être meilleur, il est peu probable que vous avanciez et preniez la responsabilité de le rendre ainsi.” ― Noam Chomsky

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Source: Forbes.com, HBR.org, goodreads.com

 

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