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Catégorie : Get inspired

Osez demander !

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photo © cedric lefebvre

Quand oser semble impossible

Le coaching porte fréquemment sur la confiance en soi, sur le fait que l’on n’ose pas prendre telle initiative ou faire telle démarche ou encore aborder telle personne.  Demander de l’aide ou des informations à un collègue faisant partie d’une autre division ou demander un délai pour la livraison d’un rapport sont choses faciles pour certains mais pas pour d’autres.  Le coaching permet de débloquer la situation, d’explorer les émotions et d’identifier les peurs et les croyances.  Les techniques classiques de coaching comme celles issues du coaching somatique sont souvent très efficaces et permettent de dénouer la situation.

Et pourtant…

Dans certains cas, lorsque la problématique au centre de la session de coaching est toute autre et que la peur de demander quelque chose à autrui apparaît comme un simple élément perturbateur, un simple recadrage permet souvent de dégonfler une croyance limitante, ouvrant à ce moment le champ des possibles.  Ceci peut se faire notamment en partageant des données d’études scientifiques qui permettent de faire prendre distance par rapport à un cadre de pensée.

Ainsi, dans un article décrivant les résultats d’une étude menée à la Stanford University, nous pouvons voir l’écart significatif entre l’estimation du refus faite par les sujets de l’étude lorsqu’ils formulent une demande et leur taux de réussite, c’est-à-dire la proportion de gens répondant favorablement à leur demande.  Il semble en effet qu’expérimenter le « non », nous amène à nous focaliser sur ce qui est vu comme un échec et à anticiper de façon presque généraliste et donc très pessimiste des refus ultérieurs.

Le message à retenir de cette étude est double:

  1. la pression sociale nous amenant à répondre par l’affirmative lors d’une demande est extrêmement forte et dire « non » est beaucoup plus difficile que dire « oui », en particulier deux fois de suite semble-t-il
  2. nous ressentons davantage nos peurs que celles de nos interlocuteurs

Prendre conscience – et a fortiori faire prendre conscience dans le cadre d’un coaching – de ce que j’appellerais notre pouvoir de conviction à tous et surtout le mettre à l’épreuve sans crainte des refus est la meilleure façon de renforcer celui-ci et a fortiori de renforcer notre leadership.  N’ayons pas peur de demander… deux fois s’il le faut.

 

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Insight #11

insight, coaching, emotions
photo © cedric lefebvre

 

“Vient le moment où le monde s’apaise et où la seule chose qui reste est votre propre cœur. Aussi vous feriez mieux d’apprendre à écouter son chant.  Sinon vous ne comprendrez jamais ce qu’il vous dit.”

“There comes a time when the world gets quiet and the only thing left is your own heart. So you’d better learn the sound of it. Otherwise you’ll never understand what it’s saying.”

― Sarah Dessen, Just Listen

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Question de coach (2)

CedricLefebvre-insight-coaching-026Figés dans un pattern comportemental, convaincus de parfaitement connaître nos forces et nos faiblesses ou ancrés dans une routine professionnelle, il apparaît parfois difficile de faire appel à de nouvelles ressources ou – ce qui pourrait surprendre – d’utiliser nos ressources dans un contexte différent.  Pour les uns, rédiger une newsletter d’entreprise pourra sembler évident alors qu’écrire un CV leur paraîtra insurmontable.  Pour les autres, organiser une conférence avec des leaders d’opinion n’a jamais été perçu comme étant stressant tandis que les étapes à suivre pour constituer une entreprise sera leur pire défi.

Il importe alors de créer une distance, une rupture, une coupure entre ce qui est perçu comme un monstrueux obstacle et une situation dénuée d’affect, pouvant être décortiquée de façon calme et pragmatique.

« Comment pourriez-vous vous surprendre? »

Une telle question amène à envisager les choses sous un angle différant de celui sous lequel la situation a été appréhendée jusque-là. C’est une distanciation par rapport à soi, une prise de recul forcée, titillant la créativité, amenant d’un contexte anxiogène à une situation ludique.

Envisager de se surprendre soi-même, c’est ne plus regarder la victime mais admirer le héros.

 

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Insight #10

insight, coaching, secrets
photo © cedric lefebvre

 

“Chaque homme a ses chagrins secrets que le monde ignore; et souvent nous disons qu’un homme est froid alors qu’il est seulement triste.”

“Every man has his secret sorrows which the world knows not; and often times we call a man cold when he is only sad.”

― H. W. Longfellow

 

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Un choix difficile ? Une bénédiction !

Mario KLINGEMANN – Memory of Passersby I, 2018 – Plusieurs GANs, deux écrans 4k, console en bois de châtaignier faite à la main. Chaque écran 145 x 82.9 x 3.8 cm.

 

Un angle différent

C’est une vision enthousiaste et non dénuée d’humour que la philosophe Ruth Chang partage avec nous dans cet exposé sur le concept de choix et en particulier de choix difficile.

Elle y défend l’idée selon laquelle le stress et les peurs qui sont généralement associés à la difficulté de faire un choix sont renforcés par notre tendance non pas instinctive mais culturelle à vouloir à tout prix prendre une décision selon des critères rationnels, à savoir opter pour la meilleure solution.  Cela dit, suivre un tel processus n’est possible que lorsque les options mises dans la balance sont réellement comparables, c’est-à-dire mesurables selon des critères définis, et qu’un raisonnement cartésien nous permet d’opter pour la meilleure solution, tel que nous le faisons dans une situation de choix facile.

Recourir à notre pouvoir normatif

La difficulté que l’on peut éprouver à choisir ne veut donc pas dire que nous sommes stupides ou que les options sont aussi valables l’une que l’autre.  Comme Ruth Chang le dit, les choix difficiles sont difficiles, non pas à cause de nous ou de notre ignorance.  Ils le sont pour la simple et bonne raison qu’il n’existe pas d’option idéale.  Et de la même façon que nous prenons la liberté de choisir nos hobbies, nous avons la possibilité de recourir à notre pouvoir normatif et de créer nos propres critères lorsque nous faisons face à des alternatives équivalentes.  La décision sera toujours rationnelle et cette fois légitimée par nous-mêmes.  Vouloir faire le meilleur choix est dans ce type de cas une quête impossible.  Ce qui est possible, c’est décider qui nous voulons être, embrasser notre décision comme étant celle au travers de laquelle se reflétera notre identité pour que nous puissions vivre notre vie.

Vidéo en anglais avec option de sous-titres français.

Loin du pessimisme d’un Marcel Proust pour qui « dès qu’il y a choix il ne peut être que mauvais », elle y voit ainsi une bénédiction, rejoignant peut-être Jean-Paul Sartre lorsqu’il nous disait que « Nous sommes nos choix ».

Avoir le choix – aussi difficile soit-il – c’est avoir l’opportunité de s’affirmer, de se réaliser et de prendre peut-être plus consciemment le contrôle de notre existence. Et transformer l’énergie négative et limitante de ses peurs en une énergie positive et constructive.

 

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Insight #9

Cedric-Lefebvre-insight-coaching, introversion, extraversion
photo © cedric lefebvre
 
« Si vous ne savez pas ce qu’un extraverti pense, c’est que vous ne l’avez pas écouté.  Si vous ne savez pas ce qu’un introverti pense, c’est que vous ne le lui avez pas demandé! »

« If you don’t know what an extravert thinks, you haven’t been listening. If you don’t know what an introvert thinks, you haven’t asked them! »

― Isabel Briggs Myers
 
 
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Lorsque le savoir n’a pas de limites

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Il n’est pas rare de rencontrer des gens qui surestiment leurs connaissances de façon flagrante. C’est une évidence. Certains vont même jusqu’à affirmer – en toute bonne foi – connaître des concepts, lieux ou personnes qui n’existent pas.  Ce phénomène est appelé overclaiming.

Tout savoir, et même davantage

Une étude menée par les départements de psychologie et de marketing des universités de Cornell et Tulane (Etats-Unis) en 2014 porte sur ce phénomène et montre par exemple que plus de 90% des participants ont affirmé connaître au moins l’un des trois termes dénués de sens et introduits dans une liste par les chercheurs: “pre-rated stocks,” “fixed-rate deduction et “annualized credit”. Le point nous intéressant est que cette étude a relevé une corrélation positive entre la propension à « reconnaître » ce qui ne peut l’être et l’estime que l’on a de son propre savoir.

En d’autres termes, plus l’on se croit et dit expert… plus l’on croit et affirme savoir, même à tort.

 

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Insight #8

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Gerhard RICHTER – Frauenkopf im Profil, 1966 – Huile sur toile, 30.2 x 25 cm

 

“La principale cause de tristesse n’est jamais la situation en soi mais bien ce que vous en pensez.”

“The primary cause of unhappiness is never the situation but your thoughts about it.”

Eckhart Tolle

  

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Vie privée, vie professionnelle… de l’équilibre à l’intégration (1/2)

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Quand on parle d’équilibre…

Si la première mention du terme workaholic (traduit maladroitement en français par « bourreau de travail ») remonte à 1947 selon l’Oxford English Dictionary, il a fallu attendre les années 70 pour que l’on évoque les concepts de burnout et de work-life balance.

Cet équilibre entre vie professionnelle et vie privée est encore souvent présenté comme le reflet d’une vie épanouie et « économiquement appropriée » où l’individu parvient à accorder le juste poids, la juste valeur à chacune de ces deux entités fondamentalement distinctes: la carrière et la sphère intime. C’est ce qu’a illustré l’agence Hudson en établissant une typologie des entreprises en fonction de leur propension à encourager l’harmonie entre vie professionnelle et vie privée, mettant aussi en évidence que ceux des employés qui atteignent l’équilibre apportent davantage de valeur à l’entreprise. A titre d’anecdote, relevons cette étude réalisée par Gallup selon laquelle la satisfaction d’un travailleur augmente de 50% s’il a un ami proche parmi ses collègues.

L’équilibre, un concept qui n’est plus approprié

Depuis quelques années cependant, la pertinence même de ce concept d’équilibre est remise en question, tant pour des raisons d’évolution sociétale que suite à une vision progressivement différente et plus philosophique de ce que l’on nomme encore « travail ».

De fait, commençons tout simplement par la façon dont de plus en plus de gens exercent, envisagent ou même rêvent d’exercer leur profession.  Nous sommes en effet très loin de l’époque où l’on pouvait établir sans la moindre hésitation un lien univoque du type un travailleur – un métier – une entreprise – un lieu de travail – une carrière.  A l’heure actuelle, entre cumul d’emplois par nécessité, télé-travail (home working) moins chronophage et écologiquement correct et travail à domicile (home based business), les frontières entre travail et vie privée s’estompent progressivement.

Bien entendu, bien plus que les mentalités, les nouvelles technologies sous-tendent cette évolution. Elles annihilent les distances et, un jour, les hologrammes pourront même parfaire l’illusion d’une présence au sein de l’entreprise. Les relations entre collègues comme entre clients et fournisseurs basculeront dans une dimension où le contact sera virtuel mais aussi où l’activité professionnelle ne sera plus associée à un endroit spécifique. Pour l’individu, l’absence d’un lieu de travail centralisé et unique sera bientôt la norme. Des tâches de plus en plus complexes seront effectuées par des machines, des robots à l’intelligence artificielle occuperont des responsabilités managériales. Et tandis que les réseaux sociaux s’invitent déjà tant à notre table qu’au bureau, que les entreprises ont leur « page » et que nous « likons » nos collègues, la multiplication de ces plateformes entraînera sans doute à terme leur fusion voire leur remplacement par un mégacloud dynamique.

Par ailleurs, au-delà de cette évolution, nous pouvons surtout déceler dans le concept d’équilibre vie privée – vie professionnelle une discordance inappropriée. Vouloir établir un équilibre entre deux mondes implique que ceux-ci sont exclusifs et en compétition. Parler d’équilibre induit nécessairement l’idée de déséquilibre. Maintenir l’équilibre devient alors un moyen, une tactique, pas une fin en soi ni une stratégie. De plus, ne pas parvenir à cet équilibre ou le perdre entraîne un stress évident, une dévalorisation de soi et, potentiellement, dysfonctionnement, maladies, frustration, burnout, décès, suicide. Les Japonais utilisent même le terme de karoshi, signifiant « mort due à un excès de travail ».

Parlons plutôt d’intégration

Si l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle n’est donc plus ce vers quoi il nous faut tendre, quelle approche est-il temps de considérer? Ainsi que le soulignent Lisa Earle McLeod et Stew Friedman, ce n’est pas sous forme de dichotomie que désormais nous devons regarder les choses; ce n’est pas une question de choix ou de moment. Autant que faire se peut, vie et travail doivent s’alimenter, être initiés par une même passion, par de mêmes valeurs. Vie et travail doivent être congruents. La clé n’est donc pas une tactique mais une vision holistique.  La solution n’est pas de savoir comment prioriser mais comment unir plaisir et raison d’être, essence et activité, plénitude et activité professionnelle. C’est de cette façon que l’épanouissement au travail, à la maison, au sein de sa communauté et en son soi intime devient accessible et durable.

Il ne s’agit donc pas d’une question sémantique.  Le concept d’intégration des vies privée et professionnelle est sinon une réalité à tout le moins une nécessité, que cela soit de façon réactive (une adaptation par rapport à une situation professionnelle actuelle) ou proactive (une conception, une implémentation ou une réorientation du plan de carrière).  Dans un cas comme dans l’autre, le premier pas vers cette réalité débutera toujours par une démarche de questionnement pouvant être supportée par un coach. Qu’est-ce qui est important pour moi?  Pour quoi suis-je fait?

Le rôle du coaching

Dans un prochain article, j’aborderai précisément ce questionnement et développerai des pistes permettant d’aller à la recherche de cette raison d’être tant du point de vue de l’entreprise (Corporate Coaching) que du particulier (Career Coaching).

 

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